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Le  Retable

                           
  Ce retable en bois polychromé et doré offre malgré ses proportions relativement modestes un bel exemple de la richesse décorative de cette fin du XVII' siècle. Déployé sur tout le chevet de la chapelle, il offre une architecture parfaitement équilibrée, avec son panneau central sculpté en demi et haut-relief, représentant la Sainte Trinité et des angelots, immédiatement encadré par des chutes de fleurs (roses et lys) et de fruits (grenades et raisins), en alternance, réunies par des rubans élégamment noués; sommées par des têtes d'anges aux ailes repliées.  Le panneau central et les chutes sont mis en relief par des colonnes torses en saillie, prenant appui sur des socles naïvement sculptés de coeurs suspendus soit à une étoile à six branches, dite " Sceau de Salomon ", soit à une croix aux branches évidées, qui ressemble à la croix de l'Ordre du Saint-Esprit. Autour de ces colonnes s'enroulent des pampres de vigne et des grappes de raisin becquetées par des oiseaux. Elles sont couronnées par des chapiteaux de feuilles d'acanthe.

EN BOIS POLYCHROME DORE

Le rythme est maintenu entre parties en renfoncement et parties saillantes par un second
groupe de chutes venant de plus haut et de curieux pilastres en ressaut, incisés de dessins géométriques : étoiles schématisées, losange; croix de Saint André double (ou croisillons) pour le premier caisson du piédestal, croix de Saint André simple pour le second,
plus large à la base. 
Le fronton est réduit à deux sobres enroulements affrontés de longues feuilles d'acanthe.                                       

      Prolongeant le retable sur les deux côtés, au-dessus des portes latérales menant à la sacristie, deux grands motifs géométriques encadrent, à droite en regardant l'autel un soleil à visage humain dans une gloire de rayons, très "style Louis XIV - Roi-Soleil", entouré de nuages stylisés en forme de boucles particulièrement décoratives, dans un dessin qui est une variation sur une étoile à huit branches; à gauche, une lune  à profil humain est environnée des mêmes nuages stylisés, le tout inclus dans deux carrés de grandeur inégale mais qui ont des diagonales communes. Le plus grand, évidé aux quatre coins, forme une croix grecque. 
Au-dessus du panneau central court une élégante frise de rinceaux dorés.

 
    Ces formes géométriques des encadrements comme les incisions sur les pilastres et leurs piédestaux, ainsi que les décorations naïves des socles des colonnes sont, à mon avis, les éléments spécifiques d'une décoration basque labourdine. Ils donnent la marque de participation de notre terroir à ce retable dont l'ordonnance et la riche décoration appartiennent par ailleurs, dans leur imitation, à l'art français de cour.

      Si de l'inspiration nous passons à la technique, nous constatons le même mélange de naïveté - qui n'est pas gaucherie - et d'incontestable maîtrise dans le traitement de certains morceaux.  C'est ainsi que les nuages du panneau central tournés et enroulés sur eux-mêmes comme une coquille d'escargot ont tendance à "moutonner" pour donner l'impression de mouvement dans le ciel, cependant que la facture de ceux chargés de simuler également le ciel autour du soleil et de la lune est tout autre. Ces brèves volutes, telles des rubans de cheveux travaillés, prennent ici, dans leurs enroulements savants, des airs de cadre du Grand Siècle.
   
        La facture des chutes de fleurs et de fruits a rarement été égalée même dans les plus beaux retables rustiques de notre région. Les grappes de raisin habituellement esquissées, au dessin parfois écrasé, détachent ici leurs grains; les lys sont présentés non seulement de face, corolle ouverte, mais "en plongée ", fleur à demi fermée, sur le point d'éclore ; les grenades à l'écorce éclatée par la maturité laissent voir leurs graines serrées les unes contre les autres.
              De plus, les angelots que l'on a coutume de voir dans les retables rustiques, sous les traits des types locaux et qui sont d'ordinaire rudement travaillés, accusant un type ethnique rural, sont ici de ravissants poupons traités avec finesse, qui peuvent rivaliser en grâce avec leurs frères d'un art citadin raffiné

                Iduzkia

Zortzi adarretako izar baten erdian, itxura hau iduzkiarena da. Louis XIV garrenaren erreinua zen eta orduko egiteko moldeari hartua da.

ALDARE GAINA 


                  Trinitate sainduaren itxura.Eskuin Jainkoa Aita Sainduaren burukoarekin. Itxura hunek orroitarazten du Aita Sainduaren lehentasuna Jainkoaren ordainzkaritzan eta ez orduko zenbeiten gogoetetan zena, Erregea lehen.
  Denbora hortan hain xuxen Trente Italiako Herrian konzilio bat iragan berri zen eta hau finkatua ere izan zen behin betikotz.
 


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